Home Questions/Réponses Rav Brand Parler à la synagogue annule nos mitsvot

Parler à la synagogue annule nos mitsvot

Par Rav Yéhiel Brand

Question:

Chalom l’équipe Torah-Box !

J’ai lu l’article sur la profanation de la synagogue de Sfax, à la fin duquel sont ajoutées quelques Halakhot sur le comportement qu’un Juif doit avoir dans le Beth Haknesset (synagogue).

J’aimerais avoir plus de précisions sur le sens qu’il faut donner aux paroles du Zohar Hakadoch, qui dit qu’une personne qui a des conversations légères et futiles (besoin d’éclaircissement sur ça aussi) dans un Beth Haknesset n’a pas de part dans le D.ieu d’Israël.

Quel est le rapport entre la cause et la conséquence ? Ça paraît fou à vrai dire ! Si je fais cette ‘Avéra, je perds toutes mes Mitsvot ? Nous savons bien que c’est impossible.

Je pense qu’il est nécessaire de comprendre ce que ce passage signifie, et aussi de quel cas parle-t-on ? C’est-à-dire quelle doit être l’intention de cette personne qui a des conversations légères pour que la conséquence de son erreur soit si grave ?

Réponse:

Bonjour,

La Guémara dit (Chabbath 14a) :

“Celui qui touche un Séfer Torah avec ses doigts “nus” sera enterré nu. Tu crois vraiment “nu” ? Non, il sera enterré “nu des Mitsvot” (il aura perdu les Mitsvot qu’il a faites). De toutes les Mitsvot ? Non, nu de cette Mitsva par laquelle il a touché le Séfer Torah.”

Voici le texte de la Guémara. Tossafot explique que s’il a lu la Torah et l’a touché avec ses doigts, ce manque de considération à l’égard du Séfer Torah lui fait perdre la récompense de cette lecture, et s’il a enroulé le Séfer Torah avec ses doigts, il a perdu la récompense de ce roulement.

Le Zohar voudrait peut-être dire que s’il parle de futilité dans le Beth Haknesset dans lequel il est rentré pour prier, il a perdu la récompense de sa prière.

Il se peut aussi que parler de futilité au Beth Knesset soit plus grave encore. Le Rambam dans sa Téchouva écrit que celui qui parle de futilité pendant la ‘Hazara fait un ‘Hiloul Hachem.

“Conversations légères” signifierait “familiarités”, choses dont on parle entre copains et non devant un roi.

Kol Touv.

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